Mercredi des cendres

Qu’est-ce que le carême? Comment peut-on vivre le temps du carême?

Nous recevons les cendres le mercredi qui précède le premier dimanche du carême et lorsque nous arrivons au Triduum Pascal nous nous posons la question: qu’est-ce que j’ai fait cette année de mon carême? C’est une démarche qui nous concerne et nous en sommes normalement plus ou moins contents…

Parfois le mot « carême » est devenu synonyme de « sacrifice », car c’est le moment pour prendre des petites résolutions qu’il faudrait arriver à tenir pendant 40 jours: s’abstenir du chocolat (chose qui en plus fait du bien à la ligne), s’abstenir des cigarettes (chose qui en plus fait du bien à la santé) et des centaines d’autres pratiques « ascétiques » qui impliquent un effort de notre part pour se détacher de nos désirs et besoins plus ou moins physiques.

Bien sûr l’ascèse joue un rôle dans notre foi: elle nous permet de pouvoir faire taire l’égoïsme pour avoir plus d’énergies pour la prière, le service des autres… mais ce n’est pas le seul ingrédient pour vivre un temps de carême qui nous fera profiter d’une meilleure relation avec Dieu. Car le but du carême est celui-ci : la conversion.

Le carême au quotidien implique donc un chemin concret pour s’approcher de Dieu, en Jésus Christ, à travers la prière, la pénitence et la charité. Ces trois éléments sont, depuis toujours, les trois chemins proposés pour se préparer au pardon des péchés et à un retour à Dieu plus fort. Ils sont d’autant plus importants, parce qu’ils concernent toute la communauté chrétienne: ceux qui sont admis au sacrements et ceux qui ne sont pas encore admis ou qui ne peuvent plus y accéder.

C’est en tant que famille que, tous ensemble, comme dans une cordée, nous commençons ce temps de carême, et notre Paroisse en sera de plus en plus purifiée et renforcée dans la mesure où chacun, en communion avec les autres, se sera appliqué à sa conversion personnelle.

Le but de ce RDV hebdomadaire sur le web, c’est justement de donner un outil paroissial, accessible à tout le monde, pour proposer des démarches qui soient, pour chacun, simples à vivre au quotidien, dans la semaine, mais aussi dans la conscience que nos frères et soeurs de la Paroisse vivent la même chose avec moi et pour moi, dans une cordée où le premier est le Christ!

Chaque semaine nous aurons une « Parole de Vie », un Psaume, une intention de prière à porter tous ensemble, une démarche proposée qui concernera la pénitence ou la charité et encore une petite vidéo avec la Parole du dimanche méditée par un frère ou un paroissien. Il y aura aussi la possibilité de laisser des commentaires, pour se partager méditations, petites conquêtes quotidiennes, demandes de prière…

Il ne reste qu’à dire : bon carême… et que cela soit « en cordée »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Le Christ premier de la cordée », Mont Blanc

5 commentaires  sur  Mercredi des cendres

  1. curious de Nice dit :

    Hormis le chocolat, de quels autres aliments devrions nous nous abstenir ?

    Merci d’avance

  2. Olivier Jean Gaultier dit :

    Commentaire du jour du Pape Benoît XVI : « Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5,20)
    «Convertissez-vous et croyez à l’Évangile »… « L’appel à la conversion met à nu et dénonce la superficialité facile qui caractérise très souvent notre façon de vivre. Se convertir signifie changer de direction sur le chemin de la vie : non pas à travers un simple ajustement, mais à travers une véritable inversion de marche.
    La conversion signifie aller à contre-courant, le « courant » étant le style de vie superficiel, incohérent et illusoire, qui nous entraîne souvent, nous domine et nous rend esclaves du mal, ou tout au moins prisonniers d’une médiocrité morale.
    Avec la conversion, au contraire, on vise le haut degré de la vie chrétienne, on se confie à l’Évangile vivant et personnel, qui est le Christ Jésus. Sa personne est l’objectif final et le sens profond de la conversion. Il est le chemin sur lequel tous sont appelés à marcher dans la vie, se laissant éclairer par sa lumière et soutenir par sa force qui fait avancer nos pas »

  3. Giorgio dit :

    Bonjour curious de Nice,
    la pratique pénitentielle de l’Eglise pour le Carême est très simple: le mercredi des cendres et le vendredi saint sont des journée de jeûne; tous les vendredi de carême sont des journée où on s’abstient de la viande. Le « chocolat » s’inscrit dans une démarche personnelle, là où on veut choisir un petit exercice ascétique pour mieux se détacher de soi-même et de l’égoïsme.
    Pour plus d’information, je conseille le site « Aleteia » :
    http://www.aleteia.org/fr/article/quelle-est-lorigine-du-careme
    http://www.aleteia.org/fr/article/jeuner-a-t-il-encore-du-sens

  4. curious de Nice dit :

    J’ai consulté les deux liens, merci.
    Cependant, la pratique du jeûne n’est pas bien détaillée: est ce seulement se priver de viande (et de chocolat), ou bien carrément ne rien manger ? et pour combien de temps ?

    Merci

  5. Giorgio dit :

    C’est la constitution apostolique « Paenitemini » du pape Paul VI (1966) qui va répondre à votre question:
    II. – § 1. Le temps du Carême conserve son caractère pénitentiel. Les jours de pénitence qui doivent être observés obligatoirement dans toute l’Église sont : chaque vendredi et le mercredi des Cendres, ou le premier jour du grand Carême, selon les rites. Leur observation substantielle constitue une obligation grave.

    § 2. Sauf si sont accordées les facultés dont il est parlé aux n. 6 et 8, ces jours-là le précepte de la pénitence sera observé comme suit : l’abstinence sera pratiquée tous les vendredis qui ne tombent pas un jour de fête de précepte ; le jeûne et l’abstinence seront pratiqués le mercredi des Cendres, ou le premier jour du grand Carême, selon les rites, et le Vendredi saint.

    III. – § 1. La loi de l’abstinence interdit la viande, mais pas les œufs, les laitages et tout assaisonnement, même à base de graisse animale.

    § 2. La loi du jeûne oblige à ne faire qu’un repas par jour, mais elle n’interdit pas de prendre un peu de nourriture le matin et le soir, en observant les coutumes locales approuvées pour ce qui est de la quantité et de la qualité.

    IV. – La loi de l’abstinence oblige ceux qui ont quatorze ans accomplis. La loi du jeûne oblige tous les fidèles depuis l’âge de vingt et un ans accomplis jusqu’au début de leur soixantième année. Quant à ceux qui sont plus jeunes, les pasteurs d’âme et les parents veilleront attentivement à les former au vrai sens de la pénitence.