Le Petit Cloître

Le Petit Cloître

La partie la plus ancienne du couvent.

Lorsqu’ils arrivent en 1546 dans l’ancien prieuré du monastère bénédictin de Saint-Pons, les Franciscains trouvent une antique chapelle dédiée à Notre-Dame et un vieux logis tombant en ruine. L’un de leurs premiers soins sera d’aménager un couvent et, l’eau faisant alors défaut en cet endroit, de creuser une citerne pour conserver ce que donnait la pluie. Les Frères eurent toujours à cœur de laisser un libre accès à ces eaux dont la fraîcheur et la limpidité étaient fort appréciées des habitants de la colline, des pèlerins et des voyageurs : le puits qui existe toujours pourrait en témoigner.

L’épanouissement de la dévotion à la Vierge qui fera de Cimiez un des sanctuaires les plus fréquentés de la région subalpine, explique la présence des vingt tableaux qui, accrochés au plus haut des voûtes, évoquent la vie de Marie et sa glorification. Leurs auteurs, anonymes, de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, exprimèrent la piété des fidèles avec sans doute plus de sincérité que de talent, cette maladresse les rend très touchants.

La galerie exposée au sud disparaît au moment où l’église, au cours du XIXe siècle, s’agrandit de trois chapelles du côté droit (en regardant vers le chœur) de la nef centrale. Des arcs de la galerie exposée au nord sont brisés par l’ancrage des colonnes qui furent nécessaires à la surélévation du bâtiment (1758) lorsque fut créé un noviciat pour les Frères franciscains.

 

Rédigé par Jacqueline Cuviet.




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