Comment se confesser ?

Pour se bien confesser…

Pour se bien confesser c’est importante d’y consacrer un bon moment de réflexion, pour revenir avec sincérité sur ce qui fait l’essentiel de sa vie. On peut choisir un passage d’évangile qui touche particulièrement ou un examen de conscience qui vous utilisez habituellement (si vous voulez vous trouvez des exemples d’examen de conscience en pièce jointe).

 

Rendre grâce en premier.

Le prêtre et le pénitent font ensemble le SIGNE DE LA CROIX.

Le pénitent peut dire : Bénissez-moi, mon Père, parce que j’ai péché.

Et le prêtre le bénit au nom du Seigneur, en l’invitant à la confiance.

Pourquoi ne pas commencer sa confession par rendre grâce ? Remercier Dieu pour une épreuve surmontée, des joies reçues, des événements heureux. Il est important que ces choses émergent devant Lui, de reconnaître sa présence et son action dans les bonheurs de la vie. Se confesser, c’est aussi « confesser sa foi », c’est mettre Dieu au centre de tout, c’est l’assurer de notre entière disponibilité à son action, toujours créatrice et nouvelle. C’est l’assurer aussi que rien ne peut se faire sans lui.

 

Voir ce qui ne va pas.

Il est bien de dire explicitement les actions dont on a conscience qu’elles nous ont éloignés de Dieu, mais surtout de dire à Dieu ce que l’on voudrait faire disparaître, ce qui met mal à l’aise. C’est souvent des attitudes, des pensées, des façons d’être qui ont un lien avec des mouvements profonds de notre psychologie : orgueil, jalousie, colère. On peut regretter de ne pas pouvoir établir des relations sincères avec telle ou telle personne, d’être perturbés par des désirs particuliers, des mouvements incontrôlés de notre âme. Il peut arriver aussi d’avoir des choses graves à avouer. Il s’agit de se mettre très simplement devant Dieu et de lui demander la guérison et le pardon. Se confesser c’est demander à Dieu de nous purifier, de nous éclairer, de nous guérir de nos lourdeurs, de nos tristesses, de notre scepticisme. C’est faire appel à son amour qui compatit, perfectionne et relève.

On peut terminer sa confession par un temps de prière avec le prêtre. Celui-ci peut, avant de prononcer, au nom de Dieu, la parole du pardon (ou d’absolution) lire un passage d’Evangile, le commenter, en fonction de ce qui lui aura été dit. Il peut aussi donner un éclairage sur tel ou tel point.

 

Un signe de conversion.

Le prêtre demande à la personne UN SIGNE DE CONVERSION ET DE PENITENCE et il le propose au nom de l’Église : prière, partage, effort pour sortir de soi-même, de ses habitudes, et, surtout, service du prochain.

 

Exprimer le regret.

On exprimera le regret dans une prière, par exemple :

  1. Jésus, Fils de Dieu Sauveur, prends pitié de moi pécheur.

  2. Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable, et que le péché vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce de ne plus vous offenser et de faire pénitence.

  3. Mon Dieu, j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de toi se trouve le pardon. Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton amour.

Absolution.

Les mains étendues, le prêtre dit la PRIERE DE RECONCILIATION :

Que Dieu notre Père vous montre sa miséricorde ;

par la mort et la résurrection de son Fils, il a réconcilié le monde avec lui et il a envoyé l’Esprit Saint pour la rémission des péchés : par le ministère de l’Église qu’il vous donne le pardon et la paix.

Et moi, au nom du Père et du Fils + et du Saint-Esprit, je vous pardonne tous vos péchés.

Le fidèle pardonné fait le signe de croix et répond : Amen.

 

Repartir.

Le prêtre invite à l’action de grâce (peut conclure ainsi avec un texte au choix) :

  1. Allez dans la paix et la joie du Christ. R. Béni soit Dieu, maintenant et toujours.

  2. Allez en paix et annoncez à travers le monde les merveilles de Dieu qui nous a sauvés. R. Béni soit Dieu, maintenant et toujours.

  3. Rendez grâce au Seigneur car il est bon. R. Éternel est son amour. Le Seigneur vous a pardonné. Faites de même.

  4. Que la Passion de Jésus Christ, notre Seigneur, l’intercession de la Vierge Marie et de tous les saints, tout ce que vous ferez de bon et supporterez de pénible contribue au pardon de vos péchés, augmente en vous la grâce pour que vous viviez avec Dieu.

La paix et la joie qui en découlent sont les fruits de ce retournement profond vers Dieu. Se confesser libère et rend heureux. Après il faut prendre la décision de changer. Etre pardonné implique de prendre un nouveau départ. La force de Dieu accompagne toujours celui qui désire s’éloigner du mal.




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