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une démocratie à plusieurs vitesses?

On n’a rien contre les éléphants, mais tout de même…. la démocratie a plusieurs vitesses.

Trop, c’est trop !

70 000 pétitions non légales pour sauver deux éléphantes
plus efficaces que
700 000 pétitions conformes à la loi organique pour sauver la filiation humaine !

Les droits des animaux mieux protégés que les droits humains ! Trop, c’est trop !

Après la décision du Conseil économique social et environnemental (CESE), mardi 26 février 2013, de décréter irrecevables les 700 000 pétitions citoyennes, celle prise par le Conseil d’Etat, mercredi 27 février 2013, d’annuler – sous la pression de pétitions sauvages – l’arrêté d’euthanasie pour des éléphantes du parc de la Tête d’or à Lyon, sonne comme une provocation !
L’article 5 de la loi organique de 2010 avait été voté pour définir les conditions de recevabilité de l’article 69 de la Constitution qui concernait, pour le 3e alinéa, la pétition citoyenne.
Cette loi organique donne uniquement des critères de forme. Le législateur n’avait donc pas souhaité délimiter le sujet sur le fond. Le bureau du CESE l’a lui-même reconnu : la pétition citoyenne lancée par La Manif Pour Tous remplissait parfaitement les critères de recevabilité requis par la loi organique. Notre pétition était donc recevable !
La décision du bureau du CESE, prise après avoir demandé ses consignes au Premier ministre, est purement et simplement un déni de démocratie !
Ras le bol du totalitarisme gouvernemental !

Le projet de loi Taubira n’est pas encore voté et nous ne lâcherons rien !
Nous ferons entendre notre refus du projet de loi « mariage pour tous »,
et nous ferons respecter, enfin, la démocratie !
RDV sur les Champs Elysées dimanche 24 mars après-midi.

www.lamanifpourtous.fr

 

« Manif pour tous » – la suite

« Dans ce contexte, il faut ajouter que la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne d’encourager par son vote la mise en œuvre d’un programme politique ou d’une loi dans lesquels le contenu fondamental de la foi et de la morale serait évincé par la présentation de propositions différentes de ce contenu ou opposées à lui. « 

Congrégation pour la Doctrine de la Foi, note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique (24.11.2002)

Il est donc essentiel d’utiliser tous les moyens que nous avons à notre disposition pour que les lois de notre Pays ne définissent pas un changement de valeurs anthropologiques dans une réelle rupture de civilisation sans demander directement l’avis du peuple  français.

Voilà le link pour le referendum:

Le referendum, c’est maintenant


11-12-13 janvier : La Manif pour tous

« Tous nés d’un homme et d’une femme ! »
APPEL AUX CITOYENS ET AUX ÉLUS
CONTRE LE PROJET DE LOI « MARIAGE ET ADOPTION POUR TOUS »

et
Pour le mariage civil Homme / Femme
Pour la filiation Père – Mère – Enfant
Contre l’extension de la PMA (Procréation « Médicalement » Assistée) à tous
RDV à PARIS Dimanche 13 janvier 2013 à 13h
3 départs : Place d’Italie, Porte Maillot et Denfert-Rochereau

Tout savoir sur l’organisation de la manif pour tous : le site officiel.

Toutes les réactions de nos évêques.

Les actions à mener envers nos proches et nos élus.

Les 10 bonnes raisons de s’opposer au projet de loi et les 50 bonnes raisons de se bouger le 13 janvier.

 

Pour se former une opinion sur le sujet :

 

Communiqué de Maître Frédéric Pichon, Président du Cercle des Avocats Libres (posté le 7 janvier dans le blog « Le Salon Beige« )

Article de Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobign (posté le 14 décembre dans le Blog « le Monde« )

Article de Gilles Bernheim « Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption. Ce que l’on oublie souvent de dire ».

Mme Elisabeth Guigou, Garde des sceaux, ministre de la justice. Séance du mardi 3 Novembre 1998 (Assemblé Nationale, page 07946 et ss)

 

 

Benoît XVI – l’enfance de Jésus

Un livre d’une profondeur spirituelle et biblique extrahordinaire! Le Pape retrouve le juste équilibre entre le fait historique et l’interprétation théologique des événements. Un livre riche d’informations précieuses, qui nous plonge dans le mystère de l’Incarnation. Un livre apaisant qui ne peut pas manquer dans notre bibliothèque.

Voici une présentation du livre apparue dans La Croix, par Dominique Greiner :

« Il ne s’agit pas d’un troisième volume, mais d’une porte d’entrée à mes deux précédents ouvrages consacrés à la figure et au message de Jésus de Nazareth », prévient Joseph Ratzinger-Benoît XVI dans l’avant-propos de son nouveau livre consacré aux récits de l’enfance de Jésus mis en librairie demain mercredi 21 novembre (1).

Il y précise également les deux étapes nécessaires à une « interprétation juste » de l’Écriture : la première phase, historique, consiste à « se demander ce qu’ont voulu dire, à leur époque, les auteurs de ces textes » ; la deuxième est celle de l’actualisation : « Ce qui est dit est-il vrai ? Cela me regarde-t-il ? Et si cela me regarde, de quelle façon ? » Lire et interpréter les textes bibliques n’est pas un exercice simplement savant, mais un acte qui engage l’existence de celui qui accepte d’entrer en dialogue avec eux. Tel est l’exercice auquel le pape-théologien se risque dans un livre plus long que celui que l’on attendait, en faisant appel à de nombreux exégètes d’hier et d’aujourd’hui, de langues française et allemande pour l’essentiel.

« D’OÙ ES-TU ? »

Pourquoi lire les récits de l’enfance de Jésus que l’on trouve uniquement chez Luc et Matthieu ? Parce qu’ils permettent de répondre à la question de Pilate : « D’où es-tu ? » (Jn 19, 9). Porter cette question, souligne Joseph Ratzinger, c’est s’interroger sur l’être et la mission de Jésus. Les deux généalogies de Jésus, en Luc et Matthieu, bien que différentes, relève-t-il, ont pour trait commun de le présenter comme « très réellement né de la Vierge Marie par l’opération du Saint-Esprit ». Elles disent aussi aux chrétiens quelle est leur « vraie généalogie » qui est « la foi en Jésus, qui nous donne une nouvelle origine, nous fait naître “de Dieu” ».

LE TEXTE BIBLIQUE AVANT TOUT

C’est donc dans la foi qu’il faut lire ces récits et non pas simplement comme des histoires édifiantes issues de la seule imagination des auteurs. Et Ratzinger de mettre en garde contre une « exégèse “critique” moderne », qui pourrait avoir tendance à considérer comme naïves ou relevant de l’invention certaines mentions de l’Écriture.

Ainsi au sujet de l’Annonciation que relate Luc qui n’a pourtant pas eu de « témoins humains », écrit-il : « Mais pourquoi ne devrait-il pas y avoir eu une telle tradition, conservée et en même temps modelée théologiquement, dans le cercle plus étroit ? Pourquoi Luc devrait-il avoir inventé l’affirmation sur le fait de conserver des paroles et des événements dans le cœur de Marie si pour cela il n’y avait aucune référence concrète ? Pourquoi aurait-il dû parler de sa “méditation” sur les paroles (2, 19 ; cf. 1, 29), s’il n’en savait rien ? »

Plus loin, Ratzinger s’interroge sur le lieu de naissance de Jésus. Là encore il veut s’en tenir aux textes. Pourquoi vouloir faire naître Jésus à Nazareth et non pas à Bethléem : « Je ne vois pas comment de véritables sources peuvent soutenir une telle théorie », alors que « les deux lignes différentes de tradition concordent sur l’information que le lieu de naissance de Jésus était Bethléem. » De même, se montre-t-il peu convaincu par les considérations qui remettent en cause la réalité historique de la fuite en Égypte.

NAISSANCE VIRGINALE

Joseph Ratzinger aborde avec le même esprit la question difficile de la naissance virginale de Jésus, se demandant s’il s’agit d’« un mythe ou d’une vérité historique ». Il repousse fermement les parallèles qui ont pu être faits par exemple avec la génération divine des pharaons. La comparaison de ces récits mythiques avec l’Évangile ne tient pas, affirme-t-il. Les récits de Matthieu et de Luc n’évoquent aucun tournant cosmique, ne disent « rien à propos de contacts physiques entre Dieu et les hommes ». « C’est l’obéissance de Marie qui ouvre la porte à Dieu. »

La naissance virginale de Jésus, comme d’ailleurs la résurrection du tombeau, manifeste que Dieu opère non seulement dans la sphère spirituelle – les idées et les pensées – mais aussi dans la sphère matérielle. Assurément un scandale pour « l’esprit moderne », mais « un élément fondamental de notre foi » qui a été approfondi au fil du temps : « Le mystère du commencement éclairait ce qui suivait, et inversement la foi dans le Christ déjà développée aidait à comprendre le commencement, la densité de son sens. » Ratzinger livre ainsi une clé d’interprétation qui vaut pour toute l’Écriture et qui doit tenir « l’unité interne des deux Testaments ».

HUMILITÉ DE L’EXÉGÈTE

Ratzinger termine son livre par un épilogue consacré à l’épisode de Jésus au Temple à l’âge de 12 ans. Il le lit comme l’expression d’une fidélité créatrice, alors que certaines lectures conduisent à ne relever que le versant contestation à l’encontre de la piété d’Israël. Ce texte est au contraire l’expression d’une conciliation entre liberté et obéissance, entre une « nouveauté radicale et une liberté tout aussi radicale ». Et la réaction d »incompréhension de Marie et de Joseph devant les paroles de Jésus doit être celle de celui qui se met à l’écoute de l’Évangile, pour échapper à la tentation de réduction et de manipulation « pour les faire entrer dans notre mesure ».

Ceci est aussi un avertissement à l’exégète : « Fait partie de l’exégèse juste précisément l’humilité de respecter cette grandeur qui, avec ses exigences, nous dépasse souvent, et de ne pas réduire les paroles de Jésus à la question concernant ce dont nous pouvons “le croire capable”. » Une humilité qu’endosse volontiers le pape-théologien pour se mettre à hauteur d’un texte qui n’a pas fini de livrer son sens.

(1) Joseph Ratzinger-Benoît XVI, L’enfance de Jésus, Flammarion, 190 p., 15 €.

 

Dominique Greiner